Walibi à Estillac
Estillac
Cabinet Triangle
Jean-Pierre Brethes
C’est le genre de mission qui n’arrive que rarement dans une carrière d’architecte. Ce fut d’ailleurs mon premier et mon dernier parc d’attractions. Mais en dépit du manque d’expérience dans ce domaine si spécifique, nous avons réussi à trouver une parfaite osmose avec Yves Meeùs (ndlr, le fils d’Eddy Meeùs, qui a supervisé tout le chantier). C’était déterminant car il y avait plusieurs projets dans le projet. Pour commencer, c’était une création pure et non pas une déclinaison d’un parc belge. Chaque attraction, chaque pôle, devait être doté d’un bâtiment renvoyant à un pays différent. Un théâtre grec pour les otaries, une salle de spectacle de type allemand, une inspiration portugaise pour la Radja River, une gare flamande... et bien sûr un hommage au Lot-et-Garonne avec une construction mêlant pierres de taille, briques et charpente en chêne. Le défi était de marquer ces identités tout en donnant de la cohérence à l’ensemble et en tenant compte des énormes contraintes d’usage. À côté de cela, il y avait aussi la rénovation du château de Caudouin, très abîmé, et l’intégration dans ce parc déjà très arboré avec de magnifiques cèdres. Ce patrimoine et cette végétation font tout le charme de cet écrin par rapport à un site artificiel et ont participé au succès de Walibi même si cela ne nous a pas facilité la tâche.